Chapitre 2 : Visite guidée
Pov BellaJe pleurais, encore et encore. Qu'avais-je fais au bon Dieu pour mériter ça ? Moi-même j'avais frôlé la mort plusieurs fois à cause de ma maladresse, mais mes parents .... Lucy essayait de me réconforter en me frottant le dos tandis que je noyais mon oreiller sous mes larmes. Le professeur avait accepté que je reste à l'hôtel avec une de mes amies, et Lucy, ma meilleure amie, s'était proposée, mais elle savait qu'elle ne pouvait rien pour moi. Depuis la veille, toute ma classe défilait pour me donner leurs condoléances et m'encourager. Il restait encore 7 jours de voyage, et il restait plein de choses à visiter ... Enfin, c'est ce qu'avait dit le professeur quand je lui avais demandé s'il n'était pas possible que je rentre chez moi. Le lendemain, je devais à nouveau me joindre à la classe et supporter leurs regards emplis de pitié.
- Je ne peux pas dire que je sais ce que tu ressens, commença Lucy après trois heures de silence, mais je pense que tu devrais te confier, dire ce que tu as au fond de toi, tes sentiments.
-Je n'ai plus de sentiment ! sanglotais-je. Je n'ai plus rien !
-Si, tu nous as nous, tes amies. Quand nous rentrerons, tu viendras habiter chez nous. Nous ne nous séparerons plus ! Au fait, tu sais que Tyler a décidé de mettre son plan à exécution ?
Tyler... Il voulait sortir avec moi depuis six mois mais n'avait jamais osé me demander. La semaine dernière, il avait prévu de jouer les romantiques en me demandant de sortir avec lui avec un bouquet de roses sur la place Saint-Marc à Rome.
-La barbe ! grognais-je en pensant à la honte que j'éprouverais quand il ferait sa demande. Pas moyen de lui faire comprendre.
-Je sais, sourit Lucy, visiblement ravie d'avoir détourné mes pensées. Quand tu lui as rappelé vendredi qu'il n'était qu'un ami, il a tellement rougi que Mike lui a fait une réflexion idiote. D'ailleurs, le fait que tu fixes des limites à Tyler a beaucoup plu à Mike.
-Quand est-ce que les garçons comprendront-ils que je ne suis pas intéressée, me lamentais-je. Aide-moi à trouver quelque chose Lucy. Il faut faire comprendre à Tyler avant qu'il ne fasse sa stupide déclaration !
Lucy était contente : elle savait que l'intérêt que me portaient les garçons m'énervait et que j'oubliais le reste. Sa stratégie fonctionna puisque je passais le reste de la journée à établir des plans pour ne pas me trouver à moins de 10 mètres de Tyler. Le soir, le reste de la classe revint et le professeur fut heureux de ne pas me trouver en pleurs. Le programme du lendemain avait été décidé quelques minutes avant.
-Vu que tu vas un peu mieux Bella, nous allons visiter la forteresse de Volterra. Je tiens à ce que tout le monde participe à cette sortie parce que je compte faire une leçon là-dessus, et donc un devoir.
Je mangeais un peu, avec inévitablement Tyler et Mike à mes côtés. Angela, une autre amie très chère, secouait la tête à ce spectacle, sans se moquer. Vint le temps d'aller se coucher, et j'espérais ne pas avoir de cauchemar, car la nuit d'avant je n'avais fait que ça.
Ce fut Mike qui me réveilla avec un baiser sur la joue. Tyler, qui passait par là, se jeta sur Mike mais atterrit sur moi. Je le repoussais en grognant.
-Tyler ! m'exclamais-je. Ça suffit !
Devant son air de chien battu, je ne pus continuer à le blâmer.
-Allez, fais-en un toi aussi.
Je lui tendis ma joue et il y posa un baiser bruyant tout en lâchant un regard venimeux à Mike. Quand toute la classe fut prête, nous nous mîmes en route pour la forteresse. Une femme nous attendait devant la grande porte, un sourire aux lèvres.
-Bonjour, je m'appelle Heidi, et je suis votre guide.
Le professeur se présenta en souriant et nous la suivîmes à l'intérieur. Le grand hall était vide. Les murs étaient ornés de grands tableaux, représentants souvent les mêmes personnages : un trio d'hommes pâles, fins, impassibles. Heidi nous fit traverser de nombreux couloirs, nous expliquant des tableaux, nous racontant la vie que des personnes connues y avait menée. Parfois un homme ou une femme passait, mais bizarrement toutes ces personnes semblaient se ressembler, mais je ne pouvais mettre le doigt sur leur point commun. Un peu comme s'is étaient tous de la même famille. Ces pensées me firent penser à mes parents, et un sanglot m'échappa. Lucy s'en aperçut et me frotta le dos.
-Ça va Bella ?
Je hochais la tête, incapable de dire un mot tellement ma gorge était serrée. La guide nous amena dans une salle toute ronde, aux murs tout en pierre. Trois trônes en bois étaient placés contre la paroi qui se trouvait à l'est, et de petites meurtrières en hauteur laissaient passer le soleil de manière indirecte, amenant une lumière tamisée qui reposait les yeux. Le sol était lisse mais légèrement incliné pour qu'une rigole se forme au centre. Une évacuation permettait à l'eau de s'écouler. Ils devaient nettoyer la pièce au jet d'eau pour aller plus vite.
Heidi nous racontait une anecdote quand un groupe d'hommes et de femmes entra. On se serait cru dans un film, quand le roi et la reine entrent dans la pièce. Trois hommes étaient en tête du cortège, avançant la tête haute ; fiers et sérieux. Ils balayèrent la salle du regard avant de s'avancer vers Heidi, à côté de qui je me trouvais. Le plus vieux s'approcha de nous et Heidi lui tendit la main. Le vieil homme la prit et ses yeux se plissèrent. Je ne faisais pas attention à ma classe qui ne semblait pas voir que le vieil homme me tendait la main à présent. Sa peau semblait plus fragile que du papier à cigarette, et tellement blanche que s'il ne bougeait pas j'aurais pu le prendre pour un cadavre. D'ailleurs, les cernes sous ses yeux, son teint livide, ses yeux laiteux, tout me faisait penser à un cadavre. Et il suffisait de regarder tous les nouveaux arrivants pour voir qu'ils souffraient du même mal. Il me sourit et Heidi me présenta.
-Aro, je vous présente une jeune élève qui vient d'Amérique pour visiter notre belle ville. N'est-ce pas Bella ?
J'acquiesçais et tendis la main au dénommé Aro qui la prit et la serra. Son sourire s'évanouit mais je ne sus pourquoi. Il me vrilla de son regard et j'en eus la chair de poule.
-C'est un plaisir de vous avoir vu mademoiselle, me dit-il finalement en me lâchant la main.
Il repartit, suivi du cortège, après avoir fait un léger mouvement de la tête. Heidi nous fit sortir et la visite continua. Je n'eus pas plus le temps de penser à mes parents car la guide semblait douée pour captiver l'attention. Ce soir-là, nous rentrâmes courbatus mais les yeux pleins de souvenirs. Je m'endormis dans les bras de Lucy après avoir à nouveau pleuré mes parents. Je ne savais pas de quoi le lendemain serait fait, mais un mauvais pressentiment me poussait à croire que je ne m'amuserais pas.
Comme c'est le début, je mets de suite le chapitre 2, mais c'est bien parce que c'est le weeke end. Je fais encore un peu de chantage : 15 coms !